SPACE 2020 le Salon international de l'élevage
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Le pou rouge

Prédateur des volailles même en bio

L’accès à l’extérieur n’est pas un facteur limitant ou favorisant la présence de pou rouge. Sa présence est coûteuse et doit absolument être contrôlée sous peine d’impact sur le bien-être des volailles et de conséquences économiques importantes.

 

Le pou rouge (Dermanyssus gallinae) est présent dans 80 % des élevages de poules pondeuses en Europe selon le Coremi, réseau européen sur le pou rouge (www.coremi.eu). Le mode de production n’a pas d’effet sur la présence ou non de cet acarien qui se nourrit du sang des volailles. Lors d’infestation massive, une poule se fait piquer par plusieurs milliers de poux chaque nuit. Dans la journée, il est difficile de voir des poux car ils se regroupent en grappe et se cachent de la lumière dans des interstices, les fientes et des recoins. Des solutions existent aussi bien pour les élevages conventionnels que pour les bios, mais la prévention reste la meilleure arme contre le pou rouge. 

0,29 € par volaille

Avec un cycle de vie de 7 à 10 jours, la population de poux rouge peut rapidement exploser et devenir incontrôlable. La perte économique est estimée à 0,29 € par volaille selon le Coremi. Mais l’impact économique est difficile à estimer car les conséquences d’une infestation massive sont très variées. Les poux vont d’abord s’attaquer au bien-être de la poule créant des irritations et engendrer alors une baisse de productivité : augmentation de l’indice de consommation avec une augmentation de la consommation de 4 g/jour et une réduction de la ponte (Coremi). La production d’œufs et leur qualité peuvent être impactées avec une coquille fragilisée ou tachée de sang avec pour conséquence le déclassement de l’œuf. Une anémie peut apparaître et accentuer la sensibilité aux maladies, notamment la colibacillose, et donc conduire à une hausse de la mortalité.

 

Prévenir le pou rouge

La surveillance est la première action à mettre en place dans son bâtiment : il peut y avoir des poux, mais la population doit être surveillée car l’émergence d’une nouvelle génération se produit tous les 10 jours. Il est donc possible d’établir un score visuel des poux (https://www.expertpourouge.fr/surveillance-population-pou-rouge.aspx). 

Cependant, les poux aiment se cacher le jour pour sortir uniquement la nuit et se nourrir. Le comptage n’est donc pas évident. Il est possible d’établir des pièges à poux ou de réaliser un examen des plumes, poussières et fientes séchées. En cas d’infestation forte, la collerette blanche des volailles est un indicateur d’alerte : il faut désormais agir !

 

Traiter le pou rouge

Se débarrasser des poux rouges n’est pas une tâche facile et elle est coûteuse. Une fois adulte, le pou peut survivre malgré l’absence de poules dans un bâtiment pendant plusieurs mois (https://www.deltavit.com/volaille/deltaflash-avicole-9-reduire-les-consequences-negatives-des-poux-en-elevage). En plus de se cacher dans des lieux peu accessibles, ils peuvent aussi survire à l’immersion pendant plusieurs heures.

Le vide sanitaire joue un rôle essentiel (https://www.paysan-breton.fr/2013/12/connaitre-le-pou-rouge-pour-mieux-le-combattre/?cn-reloaded=1). La désinfection doit s’accompagner de l’utilisation d’un détergent, disponible en bio également, pour s’attaquer plus fortement à la population de poux.

 

Le SPACE : lieu d’échange !

De nombreux acteurs de la volaille (http://www.space.fr/exposer/liste-exposants.aspx) et du bio sont présents au SPACE et proposent des solutions pour lutter contre le pou rouge. Venez les rencontrer et échanger sur cette problématique et d’autres liées au bio en volaille !